Biarritz les Marins Sauveteurs et le canon porte amarre

Un pistolet capable de projeter un filin à plusieurs centaines de mètres : une idée révolutionnaire au XIXe siècle, alors que le sauvetage en mer reposait encore sur la force et le courage de ceux qui osaient braver les flots déchaînés.

Biarritz les Marins Sauveteurs en 1909
Les lance-amarres, ont sauvé la vie de milliers de marins en détresse. Ces dispositifs ont fait leur apparition en France en 1866, tandis que le Royaume-Uni disposait déjà de 281 postes équipés de lance-amarres, 93 mortiers et 188 appareils à fusées. L'amiral Rigault de Genouilly, alors président de la Société centrale de sauvetage des naufragés (SCSN), en fit une priorité, avec deux objectifs majeurs : acquérir des canots insubmersibles et autorédressables, et équiper le littoral de lance-amarres.

Progressivement, des installations furent mises en place le long des côtes françaises. En 1914, on comptait 1 500 postes de mortiers ou de fusils lance-amarres, opérés par 2 300 personnes, principalement issues des douanes. Cependant, avec l'amélioration de la manœuvrabilité des navires et la diminution des échouements, la SCSN réduisit peu à peu le nombre de ces postes. Dans les années 1930, elle adopta le pistolet lance-amarres, un modèle emblématique inventé par William Schermuly, qui marqua un tournant dans l'histoire des sauvetages en mer.

Biarritz les Marins Sauveteurs en 1909

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